Les principes d’architecture d’entreprise

Graphique représentant 11 principes d'architecture d'entreprise pour l'Université d'Ottawa

 

Agilité et apprentissage continu

Agilité et apprentissage continu

Énoncé : Être agile, miser sur la force de l’action collective, transmettre ce que l’on apprend. 

Pourquoi ce principe est-il important? 

L’agilité est synonyme de collaboration continue, de petits pas, de prototypage rapide et de mise à l’essai rapide des idées. L’apprentissage continu consiste à pouvoir expérimenter, échouer rapidement, corriger le tir et recommencer. Ce processus produit des connaissances; il y a beaucoup à apprendre de l’échec.  

L’agilité et la collaboration sont à la base d’une boucle de rétroaction constante, qui fait en sorte que nous suivons l’évolution des choses et les maintenons à jour et, surtout, à la hauteur.  

Le changement est une constante, et nous devons agir avec souplesse et intelligence pour y faire face tout en produisant et en diffusant les connaissances nécessaires afin de le faire en douceur. C’est la force de l’action collective à son meilleur. 

Comment peut-on y adhérer? 

  • Choisir des solutions facilement adaptables aux changements de stratégie de l’Université et de besoins des utilisateurs. En procédant ainsi, on crée un équilibre entre la continuité immédiate des activités et le respect de la réglementation. 
  • Créer une boucle de rétroaction constante entre les TI, la communauté universitaire et les partenaires externes pour miser sur l’action collective.  
  • Tâcher d’être à l’avant-garde. Pour ce faire, il faut adopter des solutions innovantes comportant de nouvelles capacités numériques et améliorer les solutions actuelles. 

 

Conception axée sur l'utilisateur

Conception axée sur l'utilisateur

Énoncé : Adapter les solutions aux besoins et aux préférences des utilisateurs. Connaître les utilisateurs, apprendre de leurs préférences et répondre à leurs besoins.  

Pourquoi ce principe est-il important? 

Pour créer une expérience numérique exceptionnelle, il faut d’abord comprendre les gens, et non la technologie. Les besoins des utilisateurs sont le facteur primordial, et le principal objectif devrait être ce qu’un utilisateur pourrait vouloir comme interaction avec l’Université. À l’ère de la numérisation, l’Université n’aura d’avantage concurrentiel que si les utilisateurs font l’expérience d’une forte présence numérique. Des solutions numériques attrayantes, bien conçues, personnalisées et intuitives attirent et retiennent les utilisateurs.Elles contribuent également à diminuer les coûts de soutien, à augmenter la productivité et à réduire le temps de développement. 

Comment peut-on y adhérer? 

  • Une conception centrée sur l’utilisateur devrait privilégier le modèle « mobile d’abord », qui est sensible et adapté. 
  • L’expérience la plus importante à l’Université est une expérience numérique améliorée, qui devrait renforcer les capacités actuelles ou en créer de nouvelles. 
  • Une expérience numérique conviviale est une expérience où tous les points de service numériques et non numériques sont parfaitement intégrés les uns aux autres.  
  • L’expérience globale est améliorée par l’adoption de solutions intuitives et cohérentes qui facilitent l’interaction entre l’utilisateur et la solution. 

 

Sécurité et confidentialité par défaut

Sécurité et confidentialité par défaut

Énoncé : La sécurité n’est pas facultative : il faut construire en fonction de la sécurité et en faire une priorité. 

Pourquoi ce principe est-il important? 

Si une organisation adopte un cadre d’architecture organisationnelle et un mécanisme de gouvernance structuré pour se doter d’une stratégie de sécurité conforme aux principes interdisciplinaires de confidentialité et de sécurité, elle peut être proactive plutôt que réactive quand surviennent des problèmes de sécurité. Une haute sécurité ou une sécurité renforcée et une meilleure protection de la confidentialité générale constituent généralement une solution constructive et gagnante.  

Comment peut-on y adhérer? 

  • Insister sur l’intégration de la sécurité dans les produits et rendre les dispositifs aussi résistants aux attaques que possible par des mesures comme les essais continus, la protection des systèmes de sécurité et l’adoption de pratiques exemplaires de programmation. 
  • Les systèmes de sécurité doivent corriger et compenser les éventuelles vulnérabilités de l’ensemble de l’organisation, et non seulement dans un périmètre restreint ou une partie de l’organisation, afin d’assurer la confidentialité. 
  • Les attaques contre la sécurité étant de plus en plus fréquentes et complexes, nous devons développer une « culture de la sécurité » et des façons de procéder beaucoup plus proactives et réactives. Il faut donc adopter une perspective holistique et stratégique au lieu de réagir simplement aux risques par des actions tactiques. 

 

Gestion de données

Gestion de données

Énoncé : Les données appartiennent à l’Université. Des politiques assurent leur bonne gestion.  

Pourquoi ce principe est-il important? 

Les données organisationnelles figurent parmi les actifs les plus précieux de l’Université et représentent un investissement considérable en temps et en travail.  

Les données sont à la base de nos décisions et servent d’appui à l’enseignement, à la recherche et à l’administration. Nous devons donc gérer soigneusement les données tout au long de leur cycle de vie pour en assurer l’exactitude et y avoir accès au moment et à l’endroit voulus. 

Comment peut-on y adhérer? 

Nous devons assurer la diffusion et la reconnaissance de la gouvernance des données en tant que cadre dynamique et modèle établi décrivant qui peut prendre quelle mesure avec quelles données et à quel moment. Il faudra donc : 

  • rendre les données propres à l’intégration et à l’interopérabilité; 
  • promouvoir une culture axée sur les données et partir de la base pour apprendre à recueillir les bonnes données correctement; 
  • définir les règles de conservation des données; 
  • définir nos termes associés aux données et notre catalogue de données;
  • définir les processus de maintien de la qualité des données.

 

Le nuage comme catalyseur

Le nuage comme catalyseur

Énoncé : La transformation numérique va au-delà de la technologie. Faisons en sorte que le nuage soit un catalyseur et non un objectif. 

Pourquoi ce principe est-il important? 

En faisant migrer la plupart de leurs services vers des produits basés sur l’infonuagique et l’hébergement en nuage, les Technologies de l’information peuvent choisir des solutions évolutives, rentables, innovantes et résilientes. De façon générale, l’infonuagique offre les avantages suivants : 

  • Une extensibilité pratiquement illimitée dans le contexte de l’espace. 
  • Une grande résilience, les services infonuagiques étant très durables et se déployantdans plusieurs lieux physiques. 
  • Une meilleure agilité, par le déploiement rapide de ressources nécessaires, ce qui nous permet de créer des services rapidement. 
  • Une réduction réelle des coûts grâce au modèle de facturation à l’utilisation. 
  • Une capacité d’innovation, le personnel des Technologies de l’information étant en mesure de tirer parti de l’évolution des tendances de l’industrie. 
  • Conformité. Fournir aux contrats les options de conformité les plus vigoureuses pour les services de l'Université de Boston.

Comment peut-on y adhérer? 

  • Il faut évaluer les normes organisationnelles actuelles avant d’envisager l’adoption de nouvelles normes propres à l’infonuagique. 
  • Il faut revoir divers types de normes (sectorielles, régionales, gouvernementales, etc.) pour déterminer si elles s’appliquent à l’organisation. 
  • Les normes en matière d’infonuagique doivent : 
    • être établies et adoptées au début du cycle de vie; 
    • respecter les lois, les règlements et les politiques externes concernant la collecte, la conservation et la gestion des données, en donnant à tous les intervenants un accès aux règles applicables; 
    • être précisées pour toutes les couches de l’architecture; 
    • s’appliquer à tous les intervenants de l’écosystème du nuage. 
  • Il est nécessaire d’établir un processus d’appel viable en cas d’exception pour répondre à des circonstances particulières. 
  • Une architecture de référence commune doit être mise en place dans tous les environnements en nuage pour assurer l’efficacité des communications entre les couches. 

 

Innovation & diversité

Innovation & diversité

Énoncé : Nous sommes une communauté de penseurs, de bricoleurs, de créateurs et d’acteurs. Voir grand. Collaborer. Exploiter la puissance de la diversité et de l’inclusion.Établir les bases de la perturbation. 

Pourquoi ce principe est-il important? 

Pour prospérer dans un monde en évolution rapide, il ne faut pas cesser d’innover. En visant l’expérimentation, la propension à l’action, la réflexion basée sur la conception et la collaboration, nous créerons un milieu où les gens passent toujours avant le déploiement des technologies et des innovations. Une collaboration qui valorise la diversité et l’inclusion stimule l’innovation, car elle remet en question le statu quo et tient compte d’idées et de points de vue de gens ayant diverses perspectives, expériences et cultures. En collaborant avec des groupes variés et en établissant des partenariats solides, nous créerons ensemble de nouveaux modèles de fonctionnement et de prestation de services ainsi que de nouvelles offres de produits et services, et nous trouverons de nouveaux moyens de commercialiser les innovations, ce qui nous permettra de réagir rapidement aux forces perturbatrices.  

Comment peut-on y adhérer? 

  • Constituer des équipes diverses et multidisciplinaires pour créer un environnement propice à l’épanouissement de nouvelles idées et de nouveaux modes de pensée. 
  • Récompenser la remise en cause du statu quo. 
  • Utiliser la réflexion basée sur la conception et les méthodes agiles pour livrer les produits. Construire, tester, itérer. 
  • Expérimenter différents modèles de commercialisation des innovations. 

 

Adaptation aux besoins

Adaptation aux besoins

Énoncé : Être précis, éviter le gaspillage. Demander « pourquoi? ». Construire ce qu’il faut et comme il le faut. 

Pourquoi ce principe est-il important?  

Pour répondre pleinement et le plus efficacement possible aux besoins de l’organisation, il faut adapter les capacités et les services informatiques à leur finalité (autrement dit, ils doivent être pleinement conformes aux exigences fonctionnelles et non fonctionnelles). Des capacités et des services informatiques surdimensionnés entraînent un gaspillage d’argent, de temps et de ressources et augmentent souvent la complexité opérationnelle. À l’inverse, des capacités et des services informatiques sous-développés ne répondent pas aux besoins de l’organisation. 

Comment peut-on y adhérer?  

  • Les Technologies de l’information doivent comprendre les exigences de l’organisation au fur et à mesure de leur évolution afin d’adapter leurs capacités et leurs services à l’objectif organisationnel. Et l’organisation doit communiquer clairement ses besoins aux Technologies de l’information. 
  • Les Technologies de l’information doivent résister à la tentation de surdévelopper leursservices et capacités « au cas où ».  
  • Les Technologies de l’information doivent énoncer clairement à l’organisation leursobjectifs en matière de capacités et de services pour s’assurer de les adapter aux besoins. Elles doivent donc évaluer fréquemment l’adéquation entre leur travail et les besoins de l’organisation. Au fil de l’évolution des besoins organisationnels, les Technologies de l’information et l’organisation doivent constamment investir dans l’évolution des services et des capacités informatiques pour maintenir cette adéquation. 

 

Architecture évolutive

Architecture évolutive

Énoncé : Accueillir le changement, préconiser les solutions avec API et à l’épreuve du temps, éviter les dettes techniques.  

Pourquoi ce principe est-il important?  

Les transitions ont toujours été difficiles à prévoir et coûteuses à mettre en place. Si l’évolution est intégrée à l’architecture, les transitions sont plus simples et moins coûteuses, ce qui permet d’améliorer le développement, la publication et l’agilité en général. 

Comment peut-on y adhérer?  

  • L’architecture doit être facile à gérer et la moins complexe possible, de manière à en maximiser la valeur pour les intervenants. 
  • L’objectif est de trouver une solution qui ne soit ni simpliste et fragile, ni exagérément compliquée par excès de flexibilité.  

 

Partenariats stratégiques

Partenariats stratégiques

Énoncé : Promouvoir des liens stratégiques et solides avec les partenaires et les fournisseurs.  

Pourquoi ce principe est-il important?  

Les partenaires stratégiques comprennent les fournisseurs, les collaborateurs des secteurs public et privé, les bailleurs de fonds et d’autres établissements. Les partenariats stratégiques créent de la valeur en concentrant les ressources pluridisciplinaires sur la réalisation d’objectifs et de résultats communs. 

Comment peut-on y adhérer?  

  • Établir des liens avec le bon partenaire stratégique produira des gains mutuels.  
  • Les risques associés à la plupart des relations stratégiques avec les fournisseurs sont élevés, car les acheteurs peuvent ralentir la mise en marché ou manquer des échéances de projets et de mise en œuvre.  
  • Pour éviter les refus de débouchés commerciaux, la transparence et la confiance des deux parties sont souhaitables.  
  • Un bon partenariat stratégique favorisera l’atteinte d’objectifs commerciaux adéquats tout en réduisant les risques professionnels et financiers qui y sont associés.   

 

Simplicité et réutilisation

Simplicité et réutilisation

Énoncé : Opter pour la simplicité, éviter les solutions uniques et complexes, préconiser la réutilisation. 

Pourquoi ce principe est-il important?  

Plus une solution est élégante, plus elle est simple. Choisir la simplicité n’est pas seulement une question de respect pour soi-même et pour ses collègues; il s’agit aussi de rendre les choses compréhensibles pour toutes les personnes qui suivent, même pour soi-même. Après six mois, il arrive que le contexte ait si souvent changé qu’on a du mal à se rappeler ce que l’on a fait et pour quelle raison. La seule façon d’y parvenir, c’est de veiller à respecter toutes les règles établies. Les normes servent à assurer la cohérence et, surtout, à préserver la simplicité. 

Comment peut-on y adhérer?  

  • Éviter les solutions uniques et complexes et suivre les modèles, les approches et les schémas définis. S’il manque quelque chose, il suffit de le demander : les architectes adorent « définir les choses ». 

 

Viabilité

Viabilité

Énoncé : Transformer les solutions et la culture, simplifier et réduire les tâches pour ne conserver que ce qui est nécessaire à un moment donné; éviter la puissance de calcul inutilisée. 

Pourquoi ce principe est-il important?  

La viabilité ne sera possible que si l’on modifie les pratiques, les perceptions, les approches et les hypothèses. 

Comme pour la conception basée sur la sécurité, il faut conceptualiser la viabilité financière et environnementale à long terme de l’application et de ses parties. L’acceptation d’un plus grand nombre de services virtuels et immatériels les a en fait tous transformés. Nous n’avons pas changé les choses en continuant de les faire comme avant avec des moyens différents, mais plutôt grâce à des visions perturbatrices et à de nouvelles méthodes offrant plus rapidement des fonctionnalités semblables ou améliorées. Notre mode de vie est transformé de façon permanente. La prochaine étape consiste à viser des services à la demande, ou des microservices, dont les fonctionnalités sont en dormance, prêtes à mettre en marche, mais en mode « faible consommation » et prêtes à être déployées rapidement en fonction des besoins. 

Comment peut-on y adhérer?  

  • Il faut concevoir des solutions souples en réduisant le plus possible les ressources informatiques inutilisées et en n’y faisant appel qu’au besoin. 
  • Les pratiques, les perceptions, les approches et les hypothèses doivent changer, évoluer et s’adapter. L’Université doit innover et faire figure de chef de file en développant des solutions financièrement et environnementalement viables dès leur conception. 
  • Les architectures sans serveur et une organisation souple de la capacité des microservices sont de bons exemples de techniques avancées qu’il faudrait exploiter pour accroître les retombées et rationaliser l’utilisation : n’utiliser que ce dont on a besoin et éviter la puissance de calcul inutilisée! 
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