Les professionnels des TI : moteurs de l’accessibilité numérique dans l’enseignement supérieur

Publié le jeudi 30 novembre 2017

Auteur : Julius T. Nganji, programmeur-analyste

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À l’ère de la révolution de l’information, la quête de connaissances et le désir de demeurer au courant des événements qui surviennent dans notre environnement ont entraîné une hausse de l’utilisation des applications logicielles et des dispositifs technologiques. Au cœur de la révolution de l’information actuelle, on trouve les professionnels des TI qui participent activement au processus de développement, et donc directement à la détermination de l’accessibilité des applications logicielles. Malgré les succès enregistrés avec l’adoption et la diffusion d’appareils technologiques et des applications logicielles connexes, certaines personnes sont laissées pour compte. Les personnes handicapées éprouvent des difficultés lorsque la conception des logiciels ou du matériel ne tient pas compte de leurs besoins. Par défaut, la plupart des professionnels développent des logiciels en ayant à l’esprit les personnes non handicapées, seulement pour constater par la suite qu’ils ne sont pas utilisables par tous et qu’ils doivent être adaptés – un processus coûteux.

Pour faciliter le développement d’applications logicielles tenant compte des besoins des personnes handicapées, le World Wide Web Consortium (W3C) a établi les Règles pour l’accessibilité des contenus Web (WCAG 2.0). Des spécifications et de la collecte des exigences des logiciels à la livraison du produit final, les professionnels des TI peuvent, en respectant les normes et les lignes directrices établies, s’assurer que tous les utilisateurs prévus ont accès au produit qui en résulte et peuvent l’utiliser. Certains professionnels pourraient se demander pourquoi ils devraient se préoccuper de l’accessibilité numérique.  

L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’environ 15 % de la population mondiale vit avec une certaine forme d’incapacité. Statistique Canada a également estimé que le nombre d’Ontariens handicapés en 2012 représentait environ 15,4 % de la population de la province. Pour faciliter l’accès à l’information de façon non discriminatoire, nous devons nous assurer que l’accessibilité est intégrée à toutes les étapes du développement de logiciels.

La Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario veille à ce que les établissements offrent des services accessibles aux clients. L’Université d’Ottawa s’est engagée à mettre en œuvre des normes d’accessibilité et elle est tenue de le faire. Dans son plan d’accessibilité pluriannuel, elle « s’emploie à mettre en place un campus inclusif et à faire en sorte que chaque personne puisse accéder pleinement à ses programmes, biens, services, installations, logements, communications, événements et possibilités d’emploi ». En tant que professionnels des TI, nous sommes à l’avant-garde de la mise en œuvre de l’accessibilité des applications logicielles étant donné notre participation directe au cycle de développement de logiciels.

Pour certaines personnes handicapées, les applications numériques offrent une excellente occasion d’accéder à l’information d’une façon qui n’est pas possible avec les médias imprimés. Par exemple, un étudiant ou un membre du personnel aveugle au sens de la loi pourrait utiliser un logiciel de lecture d’écran pour accéder à l’information contenue dans les versions numériques des documents. Néanmoins, pour réduire au minimum les incompatibilités avec les technologies d’assistance, le logiciel utilisé pour stocker l’information doit être conçu de manière à être conforme aux normes et aux lignes directrices établies en matière d’accessibilité.

L’Université s’est engagée à être inclusive. Nous pouvons atteindre cet objectif en intégrant les principes de conception accessible et utilisable dans notre travail. Ainsi, qu’il s’agisse d’élaborer des applications logicielles accessibles ou de produire des documents accessibles, les professionnels des TI peuvent être des champions de l’accessibilité numérique et de la convivialité dans l’enseignement supérieur.

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