Le concept d’entreprise numérique appliqué aux universités

Publié le vendredi 7 décembre 2018

Le 28 novembre 2018, Hung LeHong, vice-président et associé chez Gartner, livrait un excellent exposé à l’intention des dirigeants et du personnel TI de l’Université d’Ottawa leur expliquant comment se préparer adéquatement au virage numérique.

Hung LeHong, Vice-président et membre Gartner à l'Université d'Ottawa

Hung LeHong, Vice-président et associé chez Gartner

Le spécialiste a donné le coup d’envoi à la matinée en démontrant pourquoi il importe d’avoir une vision globale de nos écosystèmes et de nos partenaires fournisseurs, ainsi que d’exploiter pleinement nos plateformes existantes. Il nous a aidés à comprendre l’entreprise numérique en termes d’adaptation à la technologie numérique, d’optimisation numérique de l’entreprise et de transformation numérique, de manière à ce que nous catégorisions les possibilités qu’il nous a décrites par la suite.

En premier lieu, on peut envisager la stratégie numérique comme la recherche de mesures assurant une optimisation numérique de l’organisation et permettant  :

  • une amélioration de la productivité et des revenus existants
  • une amélioration de l’expérience client

En second lieu, il s’agit de repérer des possibilités de transformation numérique susceptibles d’introduire :

  • de nouveaux produits et services associés à des revenus nets
  • de nouveaux modèles de fonctionnement
Employés d'uOttawa à une présentation

Les universités peuvent offrir une importante valeur ajoutée sans modifier leur modèle de fonctionnement ni se lancer dans un virage numérique complet. Elles peuvent par exemple tirer parti de l’analytique, utiliser l’Internet des objets pour réduire leurs coûts, mettre en œuvre l’IA (Intelligence Artificielle) pour traiter des volumes accrus sans augmenter leurs besoins en personnel, améliorer leurs canaux numériques de manière à offrir des expériences connectées à leur clientèle étudiante et à la communauté universitaire, etc.

Les occasions d’opérer de véritables transformations numériques sont plus difficiles à repérer pour les établissements à but non lucratif comme, la vente des actifs numériques existants ou des revenus facturés, l’exploitation d’une plateforme commerciale ou l’expansion vers un secteur d’activité connexe ne vont pas de soi dans le contexte d’un établissement d’enseignement. La question qui se pose alors est la suivante : à quel moment devient-il plus avantageux de miser sur la transformation plutôt que sur l’optimisation ou l’adaptation? Il faut réfléchir sérieusement à cette question si on souhaite négocier avec succès le virage numérique. Naturellement, pour les universités qui dépendent des fonds publics, l’optimisation numérique est souvent le premier choix, en raison notamment de la nature même des activités d’enseignement et du manque de souplesse d’une organisation de grande taille. Quelle pourra être, pour l’Université d’Ottawa, la principale mesure du progrès et du succès en matière de transformation numérique?

Hung LeHong, Vice-président et membre Gartner à l'Université d'Ottawa

Il a été intéressant d’entendre le conférencier expliquer en quoi la prise en compte des interactions humaines est souhaitable lorsqu’il s’agit d’établir un degré cible d’automatisation des processus. La communauté universitaire et ses membres potentiels seraient éventuellement mieux servis par le maintien d’un élément humain dans certains aspects, sans pour autant compromettre l’efficacité des opérations de l’Université. Selon Hung LeHong, la prochaine grande vague d’innovation viendra selon toute vraisemblance de l’extérieur, grâce à l’émergence sur le marché d’un nouveau produit ou de nouvelles technologies que les membres de la communauté verront d’emblée comme standard.

Quels sont donc certains des domaines où des possibilités s’offrent aux universités? On peut mentionner l’appariement des tuteurs et des étudiants, celui des mentors et des employés; le repérage des espaces de stationnement sur le campus; la réservation de repas du midi; la location de vélos ou de voitures; l’adaptation des itinéraires de Google Maps en fonction des activités portes ouvertes, des conférences sur le campus, des visites guidées destinées aux nouveaux étudiants; la possibilité pour les étudiants de consulter Siri quand ils veulent connaître la date limite pour laisser tomber un cours, leur note dans un cours précis ou ce qu’il y a au menu dans un café du campus, etc. Comme on voit, les seules limites sont celles de notre imagination!

From smart parking to intelligent streets graph

En conclusion, les universités doivent, si elles veulent rester concurrentielles et pertinentes, se doter d’une présence numérique forte qui soit à la hauteur de leurs ambitions. Nous devons maintenant coordonner les initiatives isolées, actuellement en cours à l’Université, de manière à élaborer une vision commune et à obtenir des résultats. En quoi consistera votre contribution?

Regarder la présentation (il faudra télécharger Adobe Connect).

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